samedi 3 juillet 2010

Agnès Desarthe - Dans la nuit brune


Editeur : OLIVIER - date de parution : 19/08/2010 - 211 pages.

Jérôme, la cinquantaine, vit avec sa fille Marina âgée de 18 ans. Divorcé, directeur d'un agence immobilière, sa vie bascule lorsque le petit ami de Marina meurt accidentellement dans un accident de moto. Il revoit Paula son ex-femme, un ancien inspecteur de police essaie de faire le jour sur la disparition d'une jeune fille quelques mois plus tôt et enfin une cliente Ecossaise un peu fantasque est à la recherche d'un bien immobilier. Il devient le réceptacle des confessions de chacun alors qu'il garde en lui le mystère de sa propre histoire.
Cette mort injuste le plonge dans un grand désarroi et fait remonter des douleurs, des questions tapies au plus profond de lui. Déstabilisé, il n'est plus l'adulte responsable mais quelqu'un qui se cherche car Jerôme est un enfant trouvé. Né de parents inconnus, Annette et Gabriel, l'avaient recueilli dans les bois et étaient devenus ses parents adoptifs. Qui pourra l'aider à lever le voile sur ses origines?

J'ai eu l'impression que Jérôme était comme "anesthésié" depuis bien des années. Lorsque ses parents adoptifs étaient encore vivants, il n' a jamais entrepris de démarche pour découvrir sa véritable identité. J'ai ressenti sa peine et son sentiment d'impuissance face à la mort du petit ami de sa fille. Marina n'est plus une petite fille et Jérôme se sent perdu. Comment l'aider alors que tous ses amis prennent les devants? Il m' a touché par ses pensées et son désarroi. La fin du livre nous dévoile une part de son histoire. L'écriture est limpide, les relations entre Jérôme et sa fille sont bien décrites. Tant le rôle de l'ancien inspecteur de police est important dans l'histoire, tant celui de la cliente Ecossaise m'est apparue superflu. Une lecture pas déplaisante mais il m' a manqué ce "quelque chose" qui me fait vibrer...

En le refermant, je suis restée sur une impression d'inachevé, d'alchimie qui ne s'est pas produite. Un avis mi-figue, mi-raisin...

"Je vais mal, a pensé Jérôme. Je vais comme un homme abandonné. Je vais comme un coureur de marathon qui se fait souffler la victoire à deux cents mètres de l'arrivée."

Merci à Dialogues croisés pour cette lecture en avant-première.

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