mercredi 15 septembre 2010

Martin Provost - Bifteck

Editeur : PHEBUS - Date de parution : 19/08/2010- 126 pages géniales !

Chez Plomeur, à Quimper, on est boucher de père en fils aussi  André, fils unique de Loïc et Fernande, est élevé pour en devenir un. Alors que la première guerre mondiale fait  rage, André, adolescent,  développe un don très particulier. Sous ses doigts,  la chair des femmes atteint  le plaisir suprême.   Et, en  ces temps de disette du bas ventre, toutes ces dames font la queue devant la boucherie.
Un matin, André trouve devant la boucherie un panier en osier avec à l'intérieur un beau bébé.
Puis un deuxième, un troisième… Et voilà qu’André se retrouve père de sept enfants qu’il aime inconditionnellement. Mais, l’armistice est signé et les valeureux soldats reviennent. André décide de prendre la mer avec ses sept  enfants pour rejoindre  l’Amérique.
Non, je n’ai pas aimé ce livre, je l’ai adoré  car il est un petit bijou dans son genre ! Une lecture truffée d’humour qui flirte avec  le conte et qui se lit comme du petit lait.  
C’est que Martin Provost  a une belle  écriture  entraînante, joyeuse qui m’a prise par la main. Et les noms des viandes chantent, roucoulent sous sa plume.
J’ai souri, j’ai rigolé, j’ai été émue  car c’est une très belle histoire  qu’il nous raconte ! Il y a l’amour charnel mais surtout l’amour de ce jeune père pour ses enfants.
Et dès  demain je vais aller  embrasser gaiement mon boucher !Un regret ? Oui, de  ne pas avoir pu aller rencontrer l’auteur chez Dialogues lundi dernier.
Un seul conseil  : lisez-le !
Elle leva son délicat visage vers le premier étage et André vit alors, dans jeux égarés, gorgés d’un trop-plein d’amour maternel, cette même douleur  qu’il avait devinée chez  les vaches à qui l’on vient de prendre un veau pour le mener à l’abattoir, et qui meuglent à la mort plusieurs semaines.
Un grand merci à Brize pour ce livre voyageur !
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