dimanche 24 octobre 2010

Dominique Mainard - Je voudrais tant que tu te souviennes

Editeur : Gallimard - Date  de parution : 25/05/2009 - 364 pages pour un beau voyage...

Il y a des livres vers lesquels je  vais les yeux fermés, en toute confiance  parce  que je suis certaine d’y trouver un univers. Les livres de Dominique Mainard en font partie.
Avec  je voudrais tant que tu souviennes,  j’ai retrouvé l’ambiance du ciel des chevaux et de leur histoire.
Une banlieue triste et grise comme tant d’autre aux abords d’une petite ville.  Mado est un femme âgée dont la mémoire s’enfuit. Alda a toujours pris soin d’elle, Alda et ses cartes qui disent l’avenir. Mais un jour Alda décide de retourner dans son pays. Elle fait promettre à sa nièce Julide de continuer à veiller sur Mado.  Un jeune homme qui vit la tête dans le ciel,  les pieds sur les toits arrive en ville et Mado en tombe amoureuse.  Julide, 16 ans, enfant de l’immigration apprend que ses parents lui ont  trouvé un futur mari.  
Dans ce livre à  l’écriture si sensible et où la poésie perle, on suit ces personnages. Des personnages bien loin des clichés. Mado qui n’a plus de repère de temps et si fragile, Julide qui la protège et  qui veut l’empêcher de tomber amoureuse de ce couvreur. Julide joue le  rôle de sa mémoire car Mado a perdu la notion du temps.  Elle se croit encore jeune et l’amour est toujours  possible à ses yeux. Julide  se bat avec la réalité : un cousin que ses parents  veulent qu’elle épouse, ses cours de sténo  et veiller sur Mado. Une histoire  d’amour qui semble impossible. Pas de heurt ou de fracas, juste  la mémoire qui  se souviendra et qui laissera place à une belle histoire.
Encore  un beau voyage en  apnée totale bercée par l’écriture de Dominique Mainard.
Un titre qui m’a tout de suite rappelé  la chanson de Serge Gainsbourg :
Oh je voudrais tant que tu te souviennes
Cette chanson était la tienne
C'était ta préférée, je crois
Qu'elle est de Prévert et Kosma

Cette chanson, Les Feuilles Mortes
S'efface de mon souvenir
Et ce jour là, mes amours mortes
En auront fini de mourir
Les billets de Sylire et  de Gambadou
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