samedi 23 octobre 2010

Gerbrand Bakker - Là-haut, tout est calme

Editeur : GALLIMARD - Date  de parution : 03/09/2009 - 351 pages

Helmer van Wonderen vit depuis trente-cinq ans dans la ferme familiale, malgré lui. C'est Henk, son frère jumeau, qui aurait dû reprendre l'affaire, mais il a disparu dans un tragique accident à l'âge de vingt ans. Alors Helmer travaille, accomplissant les mêmes gestes, invariablement, machinalement. Un jour, sans raison apparente, il décide d'installer son vieux père au premier étage, de changer de meubles, de refaire la décoration de la maison...
Voilà le début de la quatrième de couverture.  Si je vous l’ai indiquée,  ce n’est pas par pure fainéantise ( même si l’on pourrait le croire)  mais parce que  dans ce livre le rythme est important, fondamental même.  Helmer  âgé de 55 ans vit au rythme du travail à la ferme lié aux saisons, au temps. Des journées où la solitude est interrompue par la visite de  la voisine  ou de ses jeunes garçons.  Suite à la mort de son frère jumeau, Helmer n’a pas eu  le choix face à son père d’arrêter ses études et de travailler à la ferme. Un père autoritaire qui dirigeait et décidait pour tout le monde.  L'installer à l'étage, là-haut permet à Helmer de mettre fin à la domination de ce père âgé.
Un jour, Helmer reçoit une lettre de l’ancienne fiancée d’Henk. Elle lui demande de donner un peu de travail à son plus jeune fils nommé Henk. Entre  souvenirs et présent, Helmer tente de trouver sa place et sa vie. Lui qui n'a vécu jusqu' à présent qu'en étant le "remplaçant" d'Henk. Même ci se roman parait calme, on ressent toute la violence, le désarroi qu’Helmer a enfoui, accumulé pendant toutes ces années. Tous ces évènements vont permettre à Helmer de choisir et de réaliser ce qu’il veut réellement faire.  A la question : peut-on changer de vie à et trouver son bonheur ? Ce roman nous donne la réponse.
Un livre qui demande seulement qu’on prenne le temps de se caler soi-même sur le rythme. Il faut prendre le temps, s'en imprégner et pour ma part, j'en suis ressortie troublée. L’éveil de cet homme à sa propre vie est tout simplement beau..
Comme pour Rosa Candida, il m’a fallu quelques pages pour rentrer dans ce livre.
Merci à Cathulu pour ce livre voyageur, d’autres billets : Aifelle, Antigone, Dominique, BelleSahi , Gwen, Armande, Mirontaine
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