dimanche 21 août 2011

Carole Martinez - Du domaine des Murmures

Éditeur : Gallimard - Date de parution : Août 2011 - 201 pages intenses et magnifiques!

1187, Esclarmonde, jeune fille âgée de quinze ans refuse le mariage. Le jour de la cérémonie, elle se coupe une oreille et déclare vouloir offrir sa vie à Dieu. Une chapelle est spécialement sur le domaine des Murmures sur ordre de son père. Ce dernier renie sa fille, Dieu lui a déjà pris un fils. Esclarmonde vit dans une minuscule cellule attenante à la chapelle où la seule ouverture sur le monde est une fenestrelle pourvue de barreaux. Un endroit sommaire pour prier, pour être au plus près de Dieu.

Après le cœur cousu que j’avais adoré, j’étais très impatiente de découvrir le nouveau roman de Carole Martinez. Et voilà, captivée par l’histoire, je me suis couchée tard (très tard) car une fois commencé, j’ai vraiment eu du mal à lâcher ce livre !  Carole Martinez nous transporte auprès d’Esclarmonde, cette jeune fille dont la foi est profonde, inébranlable. Elle qui refuse le mariage va à l’encontre de son père. Avec détermination, elle préfère passer le restant de ses jours enfermée et dire adieu a toute autre vie. Elle s’offre à Dieu, prie du matin au soir. Mais, si Dieu était au centre de son esprit, des évènements vont changer ses préoccupations spirituelles. Esclarmonde sera en proie aux doutes, tiraillée  faisant de sa cellule son tombeau. Je n’en dis pas plus !!!!
Je vous laisse découvrir l’histoire de cette jeune fille et de cette époque, où foi et mysticité étaient amalgamées. 

Il s’agit d’un roman magnifique, profond et intense ! Dans ce récit narré par Esclarmonde, Carole Martinez excelle sur les thèmes de la liberté et de la condition des femmes. L’écriture est riche, toute en finesse et poétique, une écriture qui fait appel à tous les sens.

J’ai été captivée, j’ai vibré… du pur bonheur !!!!!

Dieu m'occupait moins que Ses créatures désormais, et je ne me lassais plus de les regarder, de les écouter, tentant de comprendre quels ressorts animaient leurs petites cervelles. Je ne redoutais plus leur jugement, ni même celui de Dieu. Je n'avais pas menti, je m'étais contentée  de taire une vérité que personne n'avait envie d'entendre et mon silence avait offert un espace blanc  à broder, un vide dont chacun s'était emparé avec délice.

Les billets d'Emeraude déçue,d'Aifelle, Isabelle aussi enthousiastes que moi !

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