vendredi 14 mai 2010

Victor Rizman - 40 ans, 6 morts et quelques jours...



La crise de la quarantaine ne concerne que les hommes. C’est bien connu. Certains passent ce cap en voulant s’afficher aux bras de midinettes ou en s’achetant une nouvelle voiture(ou alors les deux). Notre homme, publicitaire de profession, marié, un enfant et la maison décide de donner un autre sens à sa vie à ses 40 ans. Entrez dans une secte ? Se reconvertir en éleveur de moutons ? Non, devenir la personne de qui tout le monde parlera, celle qui fera la une des journaux. Celui que deviendra la bête noire de la police, hantera vos nuits profonde et douces, j’ai nommé le Scarabée alias un serial killer !
Il lui suffit de créer une femme sur un site de rencontre Internet et de sélectionner ses proies. Dans sa stratégie de mise en place des meurtres, il en profite pour donner la gloire et la reconnaissance tant attendue à un journaliste bourru, sale comparé le plus souvent à un animal des bois : Sanglar. Le flic Schmidt qui a déjà perdu tout crédibilité à cause d’un affaire assez sombre il y quelques années, ne veut pas refaire de boulettes.
Un personne sur internet, SOLEILROUGE, va venir y mette son grain de sel et lui donner des conseils…

Un serial killer, des bocaux qui contiennent les membres d’une poupée barbie, des mises en scène glauques et le Scarabée est au sommet de l’affiche !

Ce livre est truculent et succulent ! Des antihéros, du cynisme, de l’humour noir et surtout, il va à contre sens des policiers ou des thrillers. Les personnages, leurs attentes sont très bien décrits et les remarques du scarabée sont des petits bijoux… Que du bonheur !

On ne s‘ennuie pas une seconde ! Une lecture anticonformiste sur la manipulation et les médias et qu’est ce que ça fait du bien ! Seule la fin m’a un peu déçue car je l’ai vu venir …

Un livre à lire pour toutes ces raisons !!!!

Merci à la Miss Cynthia pour ce livre voyageur qui part aujourd’hui chez Sandrine.

En passant à leur hauteur, j’entends le plus gros dire « … rien ne dit que ce ne soit pas une femme, une femme mante religieuse ». Pas un regard échangé, pas un frémissement. Le gibier croise le chasseur sans flair dans un couloir éclairé au néon. Can, par contre, cela vaut bien une scène de cinéma.
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